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Message par lefebvre le Ven 14 Juil - 18:08

Bonjour à toutes et à tous
Moi je me suis vu attribuer d'office pour le nouveau recueil le thème de la femme, ou pour la femme, ou sur la femme,
enfin bref je vais essayer de m'entendre avec, si c'est possible ?
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lefebvre
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Message par Jacou le Ven 14 Juil - 19:13

Bonjour chères poétesses et poètes,
En route pour de nouvelles aventures !
Daniel, tu es un homme libre, choisis ton thème parmi l'infinité des possibles, mais je reconnais que célébrer la FEMME est très tentant !

Personnellement, si personne n'y voit d'inconvénient, je retiens le thème de la PEINTURE, qui m'est cher et m'inspire.

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Message par CRO-MAGNON le Ven 14 Juil - 19:18

Salut à tous, je m'approprie le thème "IMPRESSIONS DE GUERRE" avec 30 poèmes :

OLIVIER
WERBROUCK

"IMPRESSIONS
DE GUERRE"










Les soldats de la gloire,

Ils ont trouvé la mort, ils ont trouvé la gloire
Les soldats  des tranchées sont tombés en héros
Ces hommes étaient heureux,  mais un jour sans un mot
La guerre est déclarée, ils ne pouvaient y croire.
Ils sont partis dans leur uniforme rutilant
Laissant femmes et enfants, leurs parents et amis
Des pleurs et des larmes pour un au revoir, des vies
Se séparent, une déchirure qui s'ouvre dans leur sang.
Ils se terraient dans des trous, la boue jusqu'au cou
Des gueux en guenilles, des hommes ou des animaux
Ils n'ont plus l'air humain, la guerre a mis K.O.
Ces êtres, montant à l'abattoir, ils meurent debout.

Le guerrier,

Va combattre avec vigueur, brave guerrier
Le fer insolent et l’airain orgueilleux
Va quérir et gagner ta couronne de lauriers
Honneur, gloire et exploits valeureux.
Des clameurs du combat, aux fracas des batailles
Du choc des titans, aux cris de victoire des armées
Il enfonce avec rage sa dague, dans les entrailles
De l’ennemi, qui git sur la pierre, désarmé.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte
Sentant passer la mort, se recommande à Dieu
Fatigué de mourir, sur cette place déserte
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu.

L'attente,

J’attends l’ordre, l’ordre de monter à l’assaut
J’ai peur, tout mon corps transpire de cruelles angoisses
Je vois la mort, rôder autour de moi, j’ai chaud
Des gouttes perlent sur mon front, je sens la poisse.
Enfin, il arrive le départ vers mon destin
Que penser dans un tel moment, à ces instants
De malheur. Mais pourquoi ? Si au bout du chemin
Je meurs, donnant ma vie, au profit de tyrans.
Je ne peux fuir, aucune issue, il faut tuer
Ou périr, combattre jusqu’au bout, lutter
Contre un ennemi qui lui aussi doit trembler
Il n’a pas le choix comme moi, un seul va gagner.

Guerre,

La guerre est un cercueil où de grandes dalles
S'élèvent parfois dans de sombres siècles
Et l'homme perdu, lutte dans le carnaval
De la mort, seul témoin consultant l'oracle.
Les longs bras de la plaie s'étendent dans le temps
Dans une sinistre et triste hécatombe
Faisant orphelins et veuves en un instant
Menant familles complètes dans la tombe.
Et la mort comme l'albatros sur l'océan
Plane au dessus des têtes en évitant
A tout moment de se jeter dans le néant.
O guerre, ô guerre, tu tues des innocents
Par ta bêtise, l'humanité est en sang
Et ton passage part en fumée dans le vent.

Résistance,

Peuples opprimés, prenez les armes et combattez
La tyrannie et la mort ne pourront gagner
Le cri de la vengeance retentit dans les cœurs
Parmi vous, des braves vont mourir au champ d'honneur.
Résistance, les armées de l'ombre sortent du maquis
Elles marchent la nuit en longues colonnes, l'ennemi
Prépare la bataille, les révoltés de la guerre
Vont se battre, leur sang va se mêler à la terre.
Liberté, la victoire finale est arrivée
Les forces du chaos quittent les campagnes, décimées
Peuples opprimés, prenez les armes et combattez
La tyrannie et la mort ne pourront gagner.

Folie guerrière,

J'ai hurlé ma douleur, j'ai imploré la mort
Et je crie maintenant, aux portes de l'agonie
Les horreurs de la guerre qui ont mis dans mon corps
La semence maudite engendrée par l'ennemi.
J'ai pris les armes, la patrie était en danger
Il fallait la sauver et pour la liberté
Des hommes allaient mourir, tués et foudroyés
Par les balles, des balles qui fauchaient l'âme des damnés.
Et moi aussi, je suis tombé au champ d'honneur
Donnant ma vie et mes vingt ans pour abreuver
De mon sang, la terre meurtrie qui porte jusqu'au cœur
De la folie, les plaies des soldats apeurés.

En joue, feu !,

En joue, feu ! L'éclair de mort, une salve de fer
Douze balles dans le corps et me voici en enfer
Le sang qui coule en un torrent, je vois la vie
Quitter mes entrailles, je vois le noir de la nuit.
En joue, feu ! Je suis tombé, désarticulé
Comme un pantin de bois, je suis mort, tué
Foulant la terre, qui porte en son sein, la fureur
De mes bourreaux, je suis la victime du malheur.
En joue, feu ! Un homme n'est plus, un homme a vécu
Un homme de vingt ans foudroyé en inconnu
Un homme a été fusillé, un soir d'hiver
Une tombe qui se dresse dans un paysage amer.

La guerre assassine,

Un ciel bas, des rues noires, des maisons délabrées
Le spectre de la guerre hante dans la ville habitée
Quand la terre est changée en un ruisseau de sang
Le chaos et le mal sont les plaies du néant.
Dans l'enfer des combats, un soldat est tombé
Le fusil à la main, l'ennemi l'a tué
Il gît dans la boue, la face vers le ciel, la mort
Fauche les hommes qui meurent avec du fer dans le corps.
Dans les tranchées, au fond des trous, les armées
Sont prêtes, prêtes à périr pour la patrie, aimée
Et adorée, elle prendra la vie des enfants
Qu'elle a fait naître, pour satisfaire ses vils penchants.

1789 -1989,

Mille sept cent quatre-vingt neuf, et deux cent ans d'histoire
Le peuple français se révolte contre la tyrannie
Mille ans de servage, de servitude, ils veulent croire
Paysans et bourgeois, tous à une meilleure vie.
Les droits de l'homme naissent, la royauté abolie
Tous les êtres sont libres, égaux, un nouveau pouvoir
Remplace la monarchie, les tyrans sont tués
Décapités sur l'échafaud, de la victoire.
Mille neuf cent quatre vingt-neuf, nous allons célébrer
Le bicentenaire de la révolution française
En grand apparat, le souvenir du passé
De notre destinée, suit son évolution.

Mes braves,

Frappez avec ardeur l’airain des boucliers
Vociférez vos rancœurs, soif de vengeance
La terre va rougir du sang des suppliciés
Allez rendre gorge à cette infâme engeance.
Croisez le fer, combattez, tuez avec vigueur
Fracassez, brisez les os de vos ennemis
Ouvrez les entrailles, dépecez avec fureur
Les corps meurtris, achevez celui qui gémit.
Vous allez donner la mort, supprimer des vies
Apprenez à mourir, ressentez ces clameurs
Ces cris de bataille, ne pensez qu’à la survie
La guerre est un monstre, un théâtre d’horreurs.

Verdun, 1916,

L’enfer, du fer et du feu, du sang et la mort
Terré comme un rat pour ne pas crever ce soir
La boue recouvre ma peau, je pue, tout mon corps
Exhale l’odeur des cadavres, j’ai peur du noir.
L’instant est venu, je vais monter à l’abattoir
Sortir de ce trou, courir droit vers l’ennemi
Je ne pense pas, j’ai froid, perdu tout espoir
Je sens la mitraille frôler mon âme, ma vie.
J’avance, je vois tomber, mourir autour de moi
Un cri ! Un enfant de vingt ans à l’agonie
Il pleure et réclame la mort, c’est l’effroi
L’horreur totale, la guerre, utopie et folie !

Le conquérant,

Le regard est vif, dirigé vers l’horizon
Il a soif de conquêtes et faim de victoires
Il veut vaincre la mort, défier les démons
Mourir en héros, son but, rentrer dans l’histoire.
Gagner et régner, il est prêt à payer le prix
La vie ne vaut rien, il faut anéantir
Tuer, massacrer, exterminer l’ennemi
Jusqu’à son nom, ne laisser aucun avenir.
Il est las, repu d’avoir fait couler le sang
Son bras est lourd, pesant, l’épée n’a pas faiblie
Sur le sol, les corps meurtris, d’enfants, d’innocents
Leurs âmes sont parties vers l’enfer de l’oubli.

Le peuple gronde,

Entendez-vous les Sans-dents, les Sans-culottes
Rugir et mugir les plaintes et les aigreurs
Le peuple gronde, fomente et il complote
Le monstre peut s’éveiller, semer la terreur.
Prenez-garde, le courroux des gueux et manants
Fera tomber les têtes le long des caniveaux
La goulue ira réclamer sa part de sang
Jadis, les nantis sont montés à l’échafaud.
Réagissez, sinon il sera tard, trop tard
Dans les rues, avenues, les bourgs et les faubourgs
Nul ne sera à l’abri !, la mort au hasard
Va chercher son dû, n’attendez aucun secours !

La guerre, cette horreur,

La terre rougit du sang frais des combattants
Ils meurent debout, ces soldats, le cœur battant
Pas le temps de vieillir, de bâtir l’avenir
Il faut vaincre, tuer l’ennemi ou périr.
La guerre est une horreur, désespoir de la vie
Vous !, chair à canon pour sauver la patrie
Soyez fiers, je vous le dis, vos fils sont morts
En héros, et heureux, si l’on vous rend les corps.
Sur le cercueil fleuri, le jour des funérailles
Vous poserez avec soin, la belle médaille
Quel grand honneur de recevoir un tel présent
Mais pour vous, cet enfant, sera toujours absent !

Qui es-tu ?

Soudain le silence, plus un bruit, plus un tir
Tout est calme, serein, reposant, je respire
Il fait nuit, j’ai du mal à distinguer, à voir
Où je suis, là, quelqu’un, je lui demande à boire.
Je ne le reconnais pas, qui es-tu étranger ?
Je ne comprends pas, il me tend à manger
Il me regarde fixement, j’en suis troublé
Et se penche vers moi, je me mets à trembler.
J’essaie de bouger, mais rien, je suis blessé
J’aperçois en levant la main, du sang coulé
De mon côté, j’ai peur, qui es-tu inconnu ?
Je suis la Mort, ami, et ton heure est venue !

Pourquoi !,

Il pleut des balles d’enfer, un crachat de mitraille
Le temps est lourd, pesant, du fer dans les entrailles
Je meurs et je ris ! A m’en faire mal ! Ciel bleu
Un beau jour de guerre, pour périr sous le feu !

Ils étaient fiers, ces grands et beaux bataillons
Marchant du même pas, à creuser des sillons
L’ennemi ancestral, incarnait tout le mal
Contre lui, on retrouvait, l’instinct animal !

Terrés dans des trous de rat, parmi les charognes
TUEZ ! TUEZ ! S’entretuez, sale besogne
Pourquoi ? Pourquoi ? Je vois la mort autour de moi
Ces corps meurtris, tout ce sang versé, pourquoi ?

Suis-je né pour cela, c’était ça mon destin
A porter un fusil, marcher vers le chemin
Qui me mène au tombeau, sauver la patrie
Au prix de ma vie, quel mépris, quelle ironie !

Entendez-vous, résonner le son du clairon
Annonçant la fin des combats, sur le perron
De mairie, énoncer les noms des combattants
Victoires,  faits d’armes et leurs exploits éclatants !

Et dans les villages de France se dressent
Près des vieux marchés, la stèle vengeresse
Où sont inscrits les patronymes des héros
Honneurs aux morts, à tous ceux tombés sans un mot !

Méditer braves gens, la guerre est folie
Furie des humains, elle n’est jamais abolie
Que ma mort vous serve, éviter ces horreurs
Sauver vos vies et fuir les fureurs d’un führer !

Spartiates !

Roi Léonidas ! Les Perses sont aux portes
De Sparte, Xerxès est là, avec ses cohortes
Sa gigantesque armée, nous attendons l’ordre
De marcher vers lui et y mettre désordre.
Spartiates ! Un temps pour vivre et un pour mourir
Affutez vos épées, vous allez vous nourrir
Du sang de vos ennemis, ce soir, nous serons morts
En héros ! Tuez ! Faites remparts de vos corps !
Et toi Xerxès ! Roi de Perse, as-tu vaincu
Les Trois-Cent aux Thermopyles ? Es-tu convaincu
De ta victoire ? Tu pensais battre les cartes
Mais les Grecs ont crié, à tes soldats, c’est Sparte !

Le siège,

Le château fut encerclé, dès le petit matin
On pouvait voir au loin, se dressait les tentes
De l’ennemi, nous étions prêts, et par instinct
Chacun priait Dieu, longue était l’attente.

De hauts murs, fossés, protégeaient la forteresse
Sur les chemins de ronde, les archers scrutaient
L’horizon, attendant de prouver leur adresse
Sur l’assaillant, enfin le combat débutait !

Un déluge de feu, de pierre et de fer
S’abattit du rempart, en bas, des cris d’effroi
Des hurlements de douleur, ils vivaient l’enfer
L’odeur de chair brûlée, provoquait désarroi !

Les trébuchets balançaient des blocs, des rochers
Sur les parapets et les murailles explosaient
Sous les coups de boutoir, les soldats s’approchaient
Enfin pour conquérir, les lieux exposés.

Le combat était rude et âpre, ensanglanté
Les corps meurtris gisaient, les blessés réclamaient
Du secours, de l’aide, ils étaient achevés
Au fil de l’épée, les vainqueurs furent acclamés.

Pensez à eux,

Quand le feu des canons cessera de cracher
Son venin de métal, dans un ciel bleu
Que les soldats pactisent au fond des tranchées
On pourra entendre, un jour, cessez-le-feu !

Quand l’assaut est donné, voir  tous ces appelés
Sortant des trous d’obus, livrant  à l’ennemi
Leur jeunesse, et mourir entre les barbelés
Pauvres morts, victimes d’une telle infamie !

Il est un lieu, où reposent les conscrits
Des croix de béton, de bois, aux grands mausolées
Sous la terre, des milliers d’âmes immolées !

Comment se rappeler, de leurs peurs, de leurs cris
De leurs rêves perdus, de leurs pleurs dans le noir
Pensez,  un peu à eux,  préparez vos mouchoirs !

Plus jamais çà !

L’homme tue pour manger, l’homme tue par désir
L’homme tue par pouvoir, l’homme tue pour lutter
L’homme tue pour l’argent, l’homme tue par plaisir
L’homme tue, s’entretue, l’homme tue pour tuer !

Et moi ! Que suis-je ? Différent, indifférent
Quand les armes de mort,  parlent plus que les mots
Quand des pays, des peuples sont belligérants
Que puis-je faire pour éradiquer tous ces maux ?

Par nature humaine, mon brave monsieur
Dois-je renier mon état, d’être un humain ?
Si mes congénères sont ambitieux
Par l’appât du gain, pourquoi sont-ils inhumains ?

Plus jamais çà ! J’entends chaque fois, ce slogan
Il ne suffit pas de clamer de belles paroles
De crier sa haine, sur un ton arrogant
Mais agir de concert, unis, à tour de rôle !

Quand le fût du canon cessera de tonner
Quand les fusils seront jetés dans les fossés
Quand les hommes, pourront enfin se pardonner
D’être qu’humains, nos vœux seront exaucés !

C’était un trou de verdure,

C’était un soir d’été, dans la douceur des prés
Quand le soleil est las, d’éclairer la journée
Que le vent cesse de souffler dans les cyprès
Je me sens libéré, d’un travail acharné.

Allongé de mon long, sur un tapis de fleurs
D’herbes folles, que les derniers rayons me charment
Caressent doucement, de leurs doigts cajoleurs
Ma peau, je m’endors enfin, à l’ombre d’un charme.

Il est doux de rêver, de pouvoir s’évader
De vider son esprit, des mauvaises pensées
Je me revois enfant, heureux de gambader
Dans les champs de blés et de cueillir des pensées.

Nostalgie ! Tu me tues, d’aimer, ces temps d’antan
J’ai mal à l’âme, je veux fuir, tout oublier
Car je t’en veux, à me rappeler ces instants
De bonheur, pars ! Vas-t’en ! Dois-je te supplier ?

Pourquoi me faire souffrir ? Cruels souvenirs
J’étais heureux et insouciant, j’aimais la vie
Tout était beau et grand, j’avais un avenir
Et un jour, plus que maudit, la mort m’a surpris.

Je suis l’inconnu, sur la stèle funéraire
La guerre, ce n’était pas les flonflons du bal
Tombé au champ d’honneur, à côté de mes frères
Deux trous, côté droit, je suis le dormeur du val !

Feu nucléaire,

L’humanité avait connu, aux temps jadis
De sombres années, un vent de folie dans ce monde
Moderne, aboutissant à un tel préjudice
Que les hommes eurent l’effroi de ce sort immonde.

Ils décidèrent de mettre fin à la guerre
L’usage des armes de mort fut aboli
Il planait un sentiment de paix sur la Terre
Dans le meilleur des mondes, aucune anomalie.

Tout était programmé, tout était formaté
Plus de travail, de maladies, un paradis
Sous contrôle, l’humain n’était plus exploité
Fini tous les conflits, fini les perfidies.

Eve croqua la pomme, puis le champignon
Boum ! On avait oublié, ce sacré bouton
Il était petit, rouge, même beau, mignon
A souhait, perdu, dans sa cage de béton.

C’est idiot parfois, d’avoir ce pur réflexe
Quand on est curieux, un très vilain défaut
Il ne fallait pas utiliser son index
Faut écouter les grands, ce qui n’est pas faux.

Ne jouez pas avec n’importe quoi, morale
A retenir, mais cette fois, erreur fatale
Car ce feu nucléaire, parti en spirale  
Fut vraiment, un phénomène sociétal !

La guerre des mondes !

Dans le froid cosmique, d’un univers sans fin
D’étranges entités, convoitent avec ardeur
Les richesses de la Terre, ces séraphins
Ont de sombres desseins et l’esprit maraudeur.

Dans les profondeurs d’un labour, surgit l’engin
Un monstre de métal, aux très grands tentacules
De ses trois pieds, il parcourt la contrée, enfin
Il s’arrête sans bruit, en haut d’un monticule.

Et soudain, un son strident, affole les gens
Ils courent, fuient, en tout sens, un rayon ardent
De feu, extermine de ses tirs convergents
Les humains qui meurent du laser foudroyant.

Sur tous les continents, la peste est apparue
Rouge comme le sang, tuant les végétaux
Les peuples massacrés, malgré les disparus
Des hommes et des femmes résistent en héros.

La guerre des mondes ! Un combat pour la vie
Je vous dis, avant que la Terre ne périsse
Prenez peur, ô visiteurs, pour votre survie
Méfiez-vous de nos bactéries destructrices.

Braves conscrits,

Allez  jeunes soldats, gagnez  les régiments
Vous, braves conscrits, vous formerez la bleusaille
Soyez fiers, rejoignez les détachements
Tous prêts, à combattre sur les champs de bataille.

Marchez d’un pas cadencé, tout droit, vers le front
Vous courageux, vous avez le cœur d’un pur-sang
Le pays envahi, il faut laver cet affront
L’ennemi doit payer le tribut, de son sang.

Mettez en branle, batteries d’artillerie
Entendez-vous, le doux chant des obus
S’écraser en fracas, assurant tuerie
Car, nous ne sommes pas de la même tribu.

Priez les morts, ils reposent sous les cieux
Donnant leurs vingt ans, en plongeant dans l’abîme
Pour assurer des lendemains victorieux
La patrie fût sauvée, grâce à ces anonymes.

Samouraï,

J'ai la volonté déterminée de mourir
Aux carrefours des voies, mon choix, la voie de mort
Ai-je peur des combats, d'être tué, périr
De la main d'un ennemi, cela est mon sort.
La vie n'a pas de prix, mais vivre sans honneur
Ce n'est que survivre, ce n'est pas mon destin
Il est marqué dans le sang, le sang de fureur
Du bon guerrier qui lutte par pur instinct.
Si lors d'un duel, je connais le déshonneur
Je ferais seppuku, vertu du Samouraï
Code du Bushido, supporter la douleur
Par un Hara-kiri, à s'ouvrir le poitrail !

Marathon,

Louez, ô Dieux de l’Olympe, ce coureur
Le sauveur d’Athènes, il est mort sur l’agora
Gloire et honneurs aux grecs, formidables vainqueurs
Des Perses, pour lui, des vivats et des hourras !
Toi Léonidas, ô grand roi, aux Thermopyles
Avec tes trois cent spartiates, tous combattants
Reposés en paix près du légendaire Achille
Et soyez fiers de vos exploits éclatants !
Souvenez-vous de Philippidès, messager
Et que son nom soit gravé sur le Parthénon
En lettres d’or et de feu, en cas de danger
N’oubliez pas la bataille de Marathon !

Voyage en enfer,

Chaque nuit, de nouveau l’éternel cauchemar
J’ai mal ! Si je pouvais, ne plus me souvenir
Je pourrais m’endormir et larguer les amarres
Evacuer de l’esprit, ces maux à bannir !

Je revis, je revois, je ressens et je meurs
D’incessants tourments qui rongent les fondements
De mes pensées, des humeurs, rumeurs et clameurs
Carnaval de douleur, à crier d’hurlements !

Au matin, sur la peau, des sueurs de métal
Dans la bouche, le goût amer, du temps passé
A combattre dans les tranchées, un jeu brutal
La mort autour de moi, la peur de trépasser !

Le feu des enfers, le fer brûlant de l’obus
Eclatant, déchirant les chairs, mettant à nu
Nos ancestrales torpeurs, toujours à l’affût
Epiant l’ennemi, attendant sa venue.

Comment survivre, avoir vécu tant d’horreurs  
Rester indemne, je ne peux plus supporter
Les réminiscences des combats, les frayeurs
Des soldats à l’assaut, les corps déchiquetés !

Je porte les cendres de la guerre, relique
D’un voyage vers l’abîme, vers le néant
Où l’homme n’est plus humain, arme métallique
Au service de la folie de mécréants !

Planète conquise,

Le feu ! La mort ! Une planète à l’agonie
Ils doivent voyager à travers l’univers
A bord de leurs vaisseaux géants vers l’infini
Ils ont pour dessein, pour objectif la Terre !

Ils ont pour but, conquérir et coloniser
Soumettre par tous moyens, espèces animales
Toutes formes de vie, déshumaniser
Les maîtres des lieux, même à semer le mal.

Milles parsecs parcourus et ils sont arrivés
Mais avant d’ordonner le grand débarquement
Les étranges entités terminent d’achever
Bâtir sur la Lune, leur base d’armement.

Tout a commencé par des survols de nuit noire
Des enlèvements d’humains, des expériences
En tout genre, des études sur la mémoire
Les êtres d’ailleurs font progresser la science.

Le moment est venu, l’attaque programmée
Les premiers astronefs survolent les villes
Les foules sont affolées, toutes les armées
Ouvrent le tir, les lasers fauchent  les civils.

Des combats acharnés, millions de blessés
Et de cadavres abandonnés sur les terrains
De bataille, notre monde fut agressé
Conquis par des guerriers en armure d’airain.

Temps de guerre,

Quand vous avez  pour chant, que celui des canons
Quand vous avez pour rires, les éclats d’obus
Quand vous avez pour voix, que le son d’un clairon
Quand vous avez pour chanson, qu’un refrain fourbu.

Que la mort rôde, autour de vous, de vos amis
Que son odeur infecte imprègne votre vie
Que vous pouvez mourir, tué par l’ennemi
Que résister, c’est rester en mode survie.

Quoi dire devant un soldat, au regard sévère
Quoi faire si l’on vous menace d’un revolver
Quoi penser si l’on vous accuse d’un fait divers
Quoi raconter et parler les longs soirs d’hiver.

Qui sera un grand héros en des temps de guerre
Qui aura le courage de prendre les armes
Qui pourra agir sans tomber dans le vulgaire
Qui fera son vrai devoir, sous le poids des larmes.

Les conquérants,

Quand le matin se pare d’un voile de brume
Et qu’au jour, le soleil remet son beau costume
Tout est calme, paisible, la vie se réveille
Et tôt, les animaux sont déjà en éveil.

Bêtes et humains reprennent leur activité
Chacun son rôle, dans la douce réalité
Immuable présent, sans aucun changement
Depuis des décennies, soudain affolement.

Sortant de nulle part, on voit surgir des hommes
Aux armes de fer, casques, épées et leurs pilums
Ce sont des romains, ils viennent asservir
Ce peuple félon qui a brûlé leurs navires.

Le centurion ordonne aux légionnaires
De chercher le chef du village et congénères
Car ils doivent subir la loi des conquérants
Par le gladius, le sang coule dans les rangs !

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Re: Discussions

Message par lefebvre le Sam 15 Juil - 7:09

Bonjour Olivier

Tes poésies ne sont pas dans le bon post,

Les poésies c'est là...
Propositions de poésies pour le recueil

Ici se sont uniquement les discussions
Amitiés
Daniel
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